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Salle l'Aéronef (Lille)
25 juin 1996
En ce jour de juin, ma première rencontre avec Hawkwind fut avec leur car. Fond noir et dessins argentés avec un faucon (cela va de soi), un astre non identifié et l'inscription "Captain Rizz" ; magnifique et très repérable dans la capitale des Flandres.
Un show "absolument fabuleux de puissance" d'après tous les fans, qui dura deux heures avec un rappel. Deux heures de bastonnade frénétique et électronique où l'on ne vit pas le temps passer... Dave Brock nous asséna quelques riffs pointus dont il a le secret, et on notera d'ailleurs à cette occasion un retour de Brock vers la guitare. Il y a le son Gilmour, le son Oldfield, mais il y a aussi le son Brock... et celui-ci existe depuis vingt-six ans.
Nous avons eu droit à une superbe version remaniée du fameux "Steppenwolf" avec Ron Tree déguisé en loup ainsi que du fameux "Hassan/Sabla" dans une version d'enfer et très longue. Que dire de l'éternel "Silver Machine", hyper speedé et cheval de bataille de scène du groupe.
Il n'y eut pas de masques d'Alien pour Ron Tree (à mon grand regret), qui est un showman de tout
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premier ordre. Il amène fougue et jeunesse à nos vétérans spatiaux et n'hésite pas à se peindre le visage et le corps. Il est aussi d'une extrême gentillesse et rappelle, par moments, Robert Calvert...
Alan Davey est lui aussi très abordable et disponible. À vrai dire, je n'ai jamais vu un bassiste comme lui ; il fait corps avec son instrument et le connaît à la perfection. Richard Chadwick, quant à lui, semble infatigable et je me demande encore quel est son secret qui lui permet de soutenir sans faiblir deux heures de martèlement marteau-pilon dans la grande tradition d'Hawkwind.
Tout le show fut agrémenté de magnifiques lumières, de projections de diapositives spatiales ou psychédéliques, sans oublier les stroboscopes. Une cracheuse de feu chauffa la salle et deux superbes danseuses l'enflammèrent. Effet sidéral et sidérant.
C'est la tête pleine de souvenirs musicaux que je rejoignis mon hôtel à regret. Maintenant, j'en suis certain, les dinosaures ne disparaissent pas tous et reprennent, pour certains, une seconde jeunesse. Hawkwind est de ceux-là...
JPS
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